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L’Alcyone

L’Alcyone, le navire de l’Équipe Cousteau, est amarré dans le bassin Saint-Pierre, où il attend sa prochaine mission. C’est l’occasion d’aller découvrir ce navire pas tout à fait comme les autres et dont le capitaine est Caennais.

l'alcyone, le bateau du commandant CousteauImpossible de le rater : le grand bâtiment blanc est flanqué de deux immenses tours, ses “turbovoiles”.

Un procédé de propulsion innovant
L’Alcyone fut en effet construit en 1985 pour expérimenter ce système de propulsion, dérivé du principe de l’effet Magnus. Depuis 1997, il a pris le relais de la Calypso.
“L’Alcyone est le premier bâtiment dans le monde à avoir utilisé ce type de turbovoiles comme système de propulsion”, explique fièrement le capitaine, Patrice Quesnel. Un Caennais. Le procédé avait été amélioré par le commandant Cousteau après sa rencontre avec un aérodynamicien. S’il n’a pas fait fureur jusque-là, avec un pétrole toujours “rentable” pour les marins, “des scientifiques s’y intéressent à nouveau en prévision d’une flambée des prix”, ou du tarissement de la ressource. “L’année dernière, des chercheurs du Massachussetts Institut of Technology sont venus nous voir”, témoigne Patrice Quesnel.
A bord, le capitaine est le seul à ne pas avoir connu le commandant Cousteau. Mais c’est tout comme. “Ici, les marins ont tous quinze ou vingt ans de Calypso, le souvenir du commandant Cousteau est encore très présent, il est une référence permanente”, précise le capitaine Quesnel, à la tête de l’équipage depuis dix ans. Sous le pont, la cabine du célèbre explorateur a été laissée dans l’état. Son épouse y loge lorsqu’elle vient. Lorsque le navire navigue, cinq personnes suffisent à le conduire.
Né à Caen, Patrice Quesnel a débuté sa carrière de marin professionnel “sur le bateau du baron Bic” à l’América’s Cup. La White Bread, la Solitaire du Figaro, entre autres, mais aussi du convoyage et quelques années en tant qu’officier dans la marine marchande enrichissent son CV. “J’ai traversé je ne sais combien de fois l’Atlantique à la voile avec des copains”, relate-t-il.

Caennais et père de cinq enfants
Son point commun avec les autres membres de l’équipage de l’Alcyone ? La passion de la mer, évidemment ! La sienne est née à Caen. “A l’âge de 4 ans, affirme ma mère. Jeune, je passais mon temps sur le port, j’allais voir le chantier naval”, raconte celui qui initie à son tour ses cinq enfants. Ami de l’adjoint au maire Jean-Louis Touzé, avec qui il “navigue depuis toujours”, l’idée lui est venue tout naturellement d’amarrer ici son navire, de retour des eaux bretonnes.
L’Alcyone, toujours au service de la Fondation présidée par Mme Cousteau, a fait plusieurs fois le tour du monde. Dans la bibliothèque du carré, il ne manque pas un seul des films réalisés par l’équipe du célèbre Commandant, dont une bonne part tournés depuis le bateau à turbovoiles.
La prochaine mission du navire scientifique ? “C’est la fondation Cousteau qui décide, nous devons être prêts à appareiller sous dix jours”. Le capitaine n’en dira pas plus. A quai, le travail ne manque pas. “L’entretien, l’administration, les tests de machines, il y a toujours des choses à faire sur un bateau…”, souligne Patrice Quesnel. Même dans une ville moins exotique à côté “du Canada, de l’Australie ou des la Nouvelle-Zélande” maintes fois visités, rien ne semble l’ennuyer.
Il en donne d’ailleurs la confirmation : “Je vais dire un truc honteux : le matin, je n’ai pas l’impression d’aller au travail”. A bord, il poursuit pour nous la visite : cuisine, cabine du capitaine, bureau avec le matériel vidéo, cabine de décompression pour les plongeurs, salle des machines à l’avant…
Au fait, l’“Alcyone” est le nom de la “muse des vents”.

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